Journal d'un voyage au Cameroun et Actualité de l'Association FRANCE-MAROUA : formation de séminaristes, projets économiques, élevage, formation
Bonjour à tous,
C'est dimanche : repos ce jour.
Ce matin léver très tôt vers 6h30 afin d'être prèt ^pour me rendre en "moto-taxi" à la grande messe du dimanche à la Cathédrale. Nous partons avec les 2 séminaristes après le petit déjeuner, la ville est déjà bien animée vers 7h30 : marchands, groupes d'enfants, camions, motos, vélos...
La cathédrale (vaste bâtiment en béton couvert de tolle ondulée, murs ajourés, autel simple avec statue de la vierge Marie et grande croix en bois noir) se remplit vite de 1000 couleurs grâce aux superbes tenues du dimanche des femmes (coiffe sur la tète, et grande robe traditionnelle), les hommes sont aussi élégants, les enfants très présents piaillent dans tous les coins. La chorale en tenue verte et rose (style Chorale de Gospels que l'on voit dans des films) répète ses chants, les musiciens (tam-tam, batterie) installent leur instrument. La messe fut célébrée en 2 langues simultanées (foulfouldé et français) : les lectures sont lues dans les 2 langues, et l'homélie également. La chaleur étouffante due au local, à la chaleur lourde du jour et à la foule dense rend le tout difficile à supporter, tout le monde transpire à grosses gouttes, c'est dur de tenir debout mais au boût de 2h10 la messe fut dite et nous sortîmes respirer. La foule se salue, rit, chante encore. Nous avons été ramenés au Grand Séminaire par un ami d'un séminariste qui a une voiture. En arrivant la douche fut indispensable puis le déjeuner : au menu du jour salade de crudités, viande en sauce (boeuf ou chèvre je ne sais pas ce que c'était), frites (un régal!!) puis les traditionnelles bananes (heureusement que je les aime car ici on en a à tous les repas). Je viens de me reposer un peu et avant d'aller me promener dans un des quartiers limitrophes, je vous adresse ce courrier.
A mon retour, certains trouveront peut-être que je n'ai pas fait beaucoup de photos des gens de Maroua, mais je vois une telle misère dans les maisons, les rues, et dans les diverses parties de la ville que je ne me vois pas photographier cette pauvreté comme si cela était "beau" : je leur dois au moins le respect de ce qu'ils sont et de ce qu'ils vivent. Je ne prends en photos que ce qui est général du pays.
Bon dimanche à tous